L’outil financier de la rentrée : le REEE

Quatre notions essentielles à comprendre avant de souscrire une assurance vie.  

La rentrée scolaire est une occasion idéale de redécouvrir un outil financier conçu pour alléger la charge financière des parents lorsque leurs enfants arrivent à l’étape des études postsecondaires : le régime enregistré d’épargne-études (REEE).

La rentrée scolaire est une occasion idéale de redécouvrir un outil financier conçu pour alléger la charge financière des parents lorsque leurs enfants arrivent à l’étape des études postsecondaires : le régime enregistré d’épargne-études (REEE).

Si vous avez des enfants à la petite école, vous venez probablement de vivre l’aventure de la rentrée, avec son lot de dépenses : vêtements, manuels, fournitures… Peut-être vous êtes-vous demandé ce qu’il en sera lorsqu’ils accéderont aux études postsecondaires ? 

 

La représentation suivante fournit une idée de ce que pourrait exiger un programme de quatre ans d’études postsecondaires pour un étudiant qui ne vit plus chez ses parents, selon les différentes provinces. Les chiffres sont basés sur un calculateur qui tient compte des coûts actuels, d’une hausse annuelle des droits de scolarité de 4,5 % (qui est la moyenne des 10 dernières années) et d’une inflation de 2 %.

Comme on peut le voir, accumuler ces sommes n’est pas une mince tâche, même pour des parents à revenus élevés. C’est donc ici que le régime enregistré d’épargne-études (REEE) entre en jeu.

En un coup d’œil

Le REEE est un régime à impôts reportés, comme le régime enregistré d’épargne-retraite (REER). Tout l’argent que vous y cotisez croît à l’abri de l’impôt jusqu’au moment où il sera retiré pour subvenir aux besoins de votre enfant durant ses études postsecondaires. Le capital sera alors remis au cotisant en franchise d’impôt, et le revenu imposable sera attribué à l’étudiant, qui aura probablement un taux d’imposition minime à ce moment de sa vie.

À la différence du REER, une cotisation REEE n’est pas déductible du revenu. En revanche, elle donne droit à des subventions qui peuvent représenter un minimum de 20 % de la somme cotisée chaque année, voire davantage selon les provinces. Il n’y a pas de plafond de cotisation annuel mais, sur la durée de vie du régime, on peut cotiser jusqu’à 50 000 $ à un REEE, et les subventions peuvent atteindre un total de 7 200 $ et davantage dans certaines provinces.

Un REEE peut être individuel (au nom d’un seul enfant) ou familial. Enfin, le droit de cotiser ne se limite pas aux parents : il n’est pas rare, par exemple, que les grands-parents, ou encore un parrain ou une marraine, mettent la main à la pâte. L’admissibilité dépend du type de REEE.

 

Comment fonctionnent les subventions

La principale subvention est la Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE). Celle-ci comporte deux volets : la SCEE de base, de 20 % du montant cotisé sans égard au revenu familial, et la SCEE supplémentaire, qui peut ajouter de 10 % à 20 % si le revenu familial est inférieur à 95 259 $ en 2019. Cependant, le montant maximal des subventions sur la vie du régime demeure de 7 200 $ dans tous les cas. À noter que les familles à faible revenu ont également droit au Bon d’études canadien, qui peut atteindre 2 000 $.

Au Québec, l’Incitatif québécois pour l’épargne-études vient ajouter 10 % du montant cotisé, jusqu’à un maximum de 3 600 $ sur la vie du régime. En Colombie-Britannique, la Subvention pour l’épargne-études et l’épargne-formation offre une aide additionnelle pouvant atteindre 1 200 $.

 

Au-delà des subventions

Il pourrait être tentant de miser principalement sur les subventions pour constituer un REEE.

Cependant, comme l’illustre le graphique suivant, cette stratégie pourrait s’avérer insuffisante. On suppose ici que les parents ont cotisé 2 500 $ par année, ce qui leur a permis de maximiser la SCEE, et obtenu un rendement annuel moyen de 4 %. Dès sa troisième année d’études dans une université ontarienne, leur enfant sera à court d’argent : sur quatre ans, son manque à gagner sera de 40 000 $. Des cotisations annuelles plus élevées pourraient atténuer celui-ci.

En résumé

En résumé, le REEE peut s’avérer un outil avantageux pour plusieurs raisons :

  • presque toute personne proche de l’enfant peut cotiser ;

  • la croissance se fait à l’abri de l’impôt ;

  • les subventions peuvent atteindre 7 200 $, voire davantage ;

  • on peut effectuer des cotisations de rattrapage ;

  • au retrait, les revenus sont imposés entre les mains de l’enfant.

 

Le REEE comporte toutefois de nombreuses règles, dont on peut en avoir un aperçu sur ce site du gouvernement du Canada.

 

C’est pourquoi il est recommandé de recourir à des conseils professionnels pour éclairer ses choix. 

Serge Paquette / Sans frais : 1 844. 592.7388

Sources

Cet article provient du site actualis.ca / Les sources suivantes ont été utilisées dans la rédaction de cet article.

Gérez mieux votre argent, « Épargne REEE ».
Gouvernement de la Colombie-Britannique, « British Columbia Training & Education Savings Grant Information ».
Gouvernement du Canada, « Régime enregistré d'épargne-études (REEE) » ; « Programmes canadiens d’épargne-études (PCEE) ».
Revenu Québec, « Incitatif québécois à l’épargne-études ».